Quand la vie vous écrase, quand le poids de la douleur est trop important, on a tendance à vouloir s'aplatir pour lui échapper, à s'asseoir, à se coucher par terre, à se rapprocher du sol.

À lire aussi de Bernard Minier

Le passé qui resurgit et qui vient se mêler à l'enquête en cours, c'est le cauchemar de tout flic.
On peut pisser sur le peuple s'il croit que c'est de la pluie.
Les morts ne parlent pas. Les morts ne pensent pas. Les morts sont morts, tout simplement. Mais la seule vraie tombe, c'est l'oubli, songea-t-il.
Avec le développement d'Internet, les stalkers – un anglicisme pour désigner les harceleurs névrotiques – pouvaient désormais débusquer leurs cibles hors du cadre familial ou de l'entreprise. Le Web avait démocratisé cette activité-là aussi : on ne s'en prenait plus seulement à des personnalités en vue, comme Madonna ou Jodie Foster ; tout le monde pouvait devenir la cible de tout le monde…
Ce qui s'exprime de plus en plus sur Internet au fil des ans, c'est la jalousie, la colère, l'étroitesse d'esprit, la violence, le chaos et le sectarisme. Autour de quelques îlots de réflexion et de sagesse, un océan de haine et d'intolérance. Cette maudite invention détruit un par un tous les fondements de nos civilisations. Le ciment de nos sociétés.
Toutes les citations de Bernard Minier →

Dans la même œuvre

La révolution numérique était en train de Bâtir brique par brique le rêve millénaire de toutes les dictatures - des citoyens sans vie privée, qui renonçaient d'eux-mêmes à leur liberté...
Il savait qu'aujourd'hui où les gens conservent la plupart de leurs souvenirs et de leurs archives dans les entrailles de leurs ordinateurs, les tiroirs recèlent bien moins de secrets qu'auparavant.
Tu ne comprends donc pas que tout ce que vous mettez sur Internet y est pour l'éternité et que la notion de vie privée n'existe pas pour ces gens-là ? Ils s'en tapent de votre vie privée. Et même pis : ils ont bien l'intention de faire du fric avec.
Se balader sur Internet, c'est comme se balader à poil toute la journée dans une maison de verre : tu vois ce que je veux dire ?
La révolution numérique était en train de bâtir brique par brique le rêve millénaire de toutes les dictatures - des citoyens sans vie privée, qui renonçaient d'eux-mêmes à leur liberté...