C’est bien connu : nous touche ce qui nous est proche.
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Tu ne comprends donc pas que tout ce que vous mettez sur Internet y est pour l'éternité et que la notion de vie privée n'existe pas pour ces gens-là ? Ils s'en tapent de votre vie privée. Et même pis : ils ont bien l'intention de faire du fric avec.
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Ce soir-là, il se replongea dans la lecture d'Erik Lang. Une fois de plus, il sentit les mots de l'écrivain le prendre et l'emporter vers des territoires où régnaient la nuit et le crime. Une fois de plus, le même sentiment de malaise et de fascination mêlés l'étreignit au fil des pages. Dans la bulle de lumière de la lampe, les mots, les scènes, les personnages sortaient du livre et dansaient une ronde autour de lui.
Dans ce pays, les gens n'étaient pas curieux. A force de fixer les écrans de leurs tablettes et de leurs smartphones et d'éviter le regards des autres, ils se comportaient comme des zombies.
Parfois justice et police avançaient de concert, parfois c'était comme si chacune tirait à un bout de la même corde.
Ces jeunes, on leur vendait du rêve et du mensonge à longueur de journée. On les leur vendait; on ne les leur donnait pas. Des marchands cyniques auraient fait de l'insatisfaction adolescente leurs fonds de commerce. Médiocrité, pornographie, violence, mensonge, haine, alcool, drogue - tout était à vendre dans les vitrines clinquantes de la société de consommation de masse, et les jeunes offraient une cible de choix.
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La révolution numérique était en train de Bâtir brique par brique le rêve millénaire de toutes les dictatures - des citoyens sans vie privée, qui renonçaient d'eux-mêmes à leur liberté...
Il savait qu'aujourd'hui où les gens conservent la plupart de leurs souvenirs et de leurs archives dans les entrailles de leurs ordinateurs, les tiroirs recèlent bien moins de secrets qu'auparavant.
Se balader sur Internet, c'est comme se balader à poil toute la journée dans une maison de verre : tu vois ce que je veux dire ?
La révolution numérique était en train de bâtir brique par brique le rêve millénaire de toutes les dictatures - des citoyens sans vie privée, qui renonçaient d'eux-mêmes à leur liberté...
Les gens sont naïfs... La plupart évoluent dans le cyberespace comme des touristes américains qui, dans un rade mexicain, poseraient leurs portefeuilles, leurs clés de voiture et leurs cartes bancaires sur la table.