Pour mes amis morts en Mai - \r\nEt pour eux seuls désormais - \r\n\r\nQue mes rimes aient le charme - \r\nQu'ont les larmes sur les armes - \r\n\r\nEt que pour tous les vivants - \r\nQui changent avec le vent - \r\n\r\nS'y aiguise au nom des morts - \r\nL'arme blanche du remords\r\n

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Heureux celui qui s'endort dans l'accomplissement de son vice - \r\nJe ferai de ma mort mon chef-d’œuvre un chef-d’oeuvre d'avarice - \r\nJ'entrerai dans la nuit comme un homme en plein émerveillement - \r\nEt qu'on ne vienne pas dire après que je n'ai pas su comment
La rose naît du mal qu'a le rosier. - Mais elle est la rose.
Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard - \r\nQue pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson - \r\nCe qu’il faut de malheur pour la moindre chanson - \r\nCe qu’il faut de regrets pour payer un frisson - \r\nCe qu’il faut de sanglots pour un air de guitare - \r\nIl n’y a pas d’amour heureux.
Il y ainsi chez l'homme quelque chose de plus profondément à lui que son visage, de petites habitudes, des manies.
Le spectacle ne commença que fort tard, ce qui mit mal à son aise Edmond qui attendait merveille de l'extinction des lumières.
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Rimes rimes où je sens - \r\nLa rouge chaleur du sang - \r\n\r\nRappelez-nous que nous sommes - \r\nFéroces comme des hommes - \r\n\r\nEt quand notre coeur faiblit - \r\nRéveillez-nous de l'oubli - \r\n\r\nRallumez la lampe éteinte - \r\nQue les verres vides tintent - \r\n\r\nJe chante toujours parmi - \r\nLes morts en Mai mes amis