Pour le dire d'une formule qui n'est plaisante qu'en apparence : en partant pour Saint-Jacques, je ne cherchais rien et je l'ai trouvé.

À lire aussi de Jean-Christophe Rufin

Sa mémoire était immense et ce seul détail le rendait encore plus différent des Globaliens que ses haillons ne pouvaient le laisser supposer.
Nous créons des mondes par le mensonge, nous donnons vie à ce qui n'existe pas.
Ce que l’on a fait à vingt ans ne s’oublie jamais.
On n'évoque pas une victoire, sans émouvoir les soldats qui y ont combattu.
L'espoir est omnivore : qu'on lui refuse la nourriture qu'il attend et il se contentera d'une autre, pourvu qu'elle l'aide à survivre.
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Dans la même œuvre

Le pas, c'est bien connu, agit sur la pensée comme un vilebrequin : il l'ébranle, la met en route, reçoit en retour son énergie. On avance à l'allure de ses songes et, quand ils sont lancés à plein régime, on court presque.
La foi apparaît comme une alternative à la régression animale qui menace si concrètement. Etre homme, ce serait connaître Dieu ou, à tout le moins, le chercher. L'animal poursuit sa proie ; l'être humain court après son salut. Tout s'éclaire.
Le bonheur du chemin est fait de ces instants qu'ignoreront toujours ceux qui roulent à grande vitesse, là-haut, sur la chaussée sans obstacle du présent.
L'extrême humilité est une des voies de l'orgueil.
A la différence d'organes plus intimes que la pudeur incite à ne pas exposer, les pieds sont assez volontiers montrés en public. On les exhibe sous le nez des biens-portants, afin de recueillir d'eux un avis.