Ce que l’on a fait à vingt ans ne s’oublie jamais.

À lire aussi de Jean-Christophe Rufin

On ne peut montrer à une femme un bel homme qui pleure sans qu'elle pense : allons, je l'aurais mieux aimé, moi.
On ne se trompe jamais en conférant à quelqu'un le grade qu'il n'a pas atteint. Celui qui bénéficie de cette erreur est tout prêt à la pardonner, en pensant que le flatteur a simplement un peu d'avance.
L'argent est du songe pur. Le contempler, c'est faire défiler devant soi l'interminable procession des choses de ce monde.
Désormais, il voyait en Globalia un ennemi, une construction humaine retournée contre les hommes, un édifice fondé sur la liberté mais qui écrasait toute liberté, un monstre politique à détruire.
Il est des fidélités qui conduisent à la trahison.
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Dans la même œuvre

Il suffit de faire débuter l'épidémie en un endroit où elle trouvera les conditions favorables pour se développer. Ensuite, avec les transports aériens, elle se dispersera dans le monde entier.
Le choléra est un monstre qu’on tue en se lavant les mains.
L’important, pour des soldats, c’est de savoir qui est leur ennemi.
La guerre aux pauvres, j'en suis sûre, c'est l'ultime étape de cette aventure magnifique de l'Homme moderne qui a produit autant de destruction que de richesse, et qui, après avoir créé la misère et l'avoir rejetée, s’apprête maintenant à lui faire la guerre.
Un mensonge est d’autant plus facile à fabriquer qu’il met en jeu des stéréotypes. Il est plus naturel pour un Russe de se faire passer pour un prince déchu ou un mafieux que pour un honnête chef d’entreprise. Un Français n’aura aucune peine à expliquer les actes les plus rocambolesques en invoquant une affaire d’adultère. Aux Américains, il échoit d’inventer des histoires mettant en jeu un défi technologique, un grand idéal un peu niais et beaucoup d’argent.