Même quand j'ai joué du rock dur, à l'époque de BBH, j'ai toujours continué de faire rire le public. D'ailleurs, quel que soit le type de concert que j'ai pu faire, ma cohérence est beaucoup venue de mon attitude en scène.
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Pour composer ou écrire, j'ai besoin d'être en mouvement, bouger, m'aérer. Que la vie circule en moi. Alors je peux sentir la musique ou les mots m'envahir. Je suis ailleurs, et en même temps, je suis là, dans une lueur. Je décolle sans me déplacer. J'adore ces moments-là. Je me sens vivant, ultra-vivant.
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Ma vie est un grand terrain d'école buissonnière. Je puise çà et là, au gré des rencontres et de ce que la vie offre à mes yeux
Quand tout le monde dort, tu as l'impression que ceux qui veillent ramassent les rêves des autres. L'inspiration me vient souvent à l'aube. L'inconscient se met en mouvement malgré moi, il est bouillant. Il faut la grâce, l'instant magique. Il faut trouver les mots qui groovent: les mots, c'est aussi de la musique, ça chante ou ça ne chante pas, ça décolle ou ça plonge.
Le rôle d'un artiste, pour moi, c'est d'ensoleiller la vie, de la montrer sous un jour qui donne du courage. Les chanteurs, les poètes sont les amis des gens. Si on oublie ça, on n'a pas le droit d'être un artiste.
La mort, ce n'est désagréable que pour ceux qui restent…
Dans la même œuvre
Ceux qui ont peur de mourir, on souvent peur de vivre. Ils respirent prudemment en attendant la fin.
L'art permet cela, et c'est magnifique. Donner de la force et de l'espoir – alors que soi même, on doute parfois terriblement.
Ouvrir des fenêtres, écarter des carcans. C'est le plus beau rôle de l'artiste.
Ma devise: la vie est dure, il manquerait plus qu'elle soit molle.
Le jazz m'a formé. Il m'a ouvert les oreilles, et les portes du blues, du gospel ... De toutes les musiques.