Le beau est supérieur au sublime parce qu'il est permanent et ne rassasie pas; tandis que le sublime est relatif, passager et violent.
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Poésie et philosophie ont même source, l'identification, l'assimilation, la consubstantialité de l'esprit et de l'objet.
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À lire aussi de Henri-Frédéric Amiel
Le grand ressort de la vie est dans le coeur. La joie est l'air vital de notre âme. La tristesse est un asthme compliqué d'atonie.
Se sentir libre dans les fers est plus grand que de briser ses chaînes ou d'y jeter à leur tour ses bourreaux.
Le respect mutuel implique la discrétion et la réserve dans la tendresse même, le soin de sauvegarder la plus grande part possible de liberté chez ceux dont on partage la vie.
En littérature, qui dit imitation dit abdication. L'imitateur est un quidam qui rappelle quelqu'un, voilà tout. C'est la fiction d'un être et non un être; la grammaire dirait: un pronom, et pas un nom.
Dans la même œuvre
Le mariage doit être une éducation mutuelle et infinie.
Le coeur préfère rester concentré sur son sentiment qu'il réchauffe et protège - son bonheur est méditatif, silencieux -, il s'écoute palpiter, il se déguste religieusement lui-même.
On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'instinct ou pas du tout.
La foi est trop souvent le contraire de la bonne foi, et l'homme de foi ressemble alors à s'y méprendre, à l'homme sans foi.
Temporiser, c'est l'art de la défense; saisir le moment, l'art de l'attaque.