Peut-être avons-nous tous plusieurs vies. Il y a celle dont nous avions rêvé, enfant, et à laquelle nous pensons toujours, une fois adulte, et celle que nous vivons, chaque jour, dans laquelle nous nous devons d’être performants, responsables et utiles, et que nous terminerons jetés dans un trou.

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J’entre dans l’automne de Saturne. Et sur la route où je pars, seule, mais avec mon père, seule, mais avec ceux que j’aime, seule, mais avec les mélancoliques, les amoureux, les endeuillés et les intranquilles, seule, mais cachée dans la foule des vivants et des morts, tout est perdu, tout va survivre, tout est perdu, tout est sauvé. Tout est perdu. Tout est splendide.
La plupart des traumatismes d’un individu remontent à sa petite enfance. La clé de vos angoisses se trouve dans votre passé. C’est donc là qu’il vous faut chercher l’origine de vos malheurs.
On peut vivre sans être aimé, croyez-moi. Mais on ne peut pas vivre sans aimer. Le temps y remédiera. Pour vivre, vous pardonnerez.
On n'embarrasse pas les autres avec son chagrin.
C’est impossible d'être à la hauteur de la fiction que l’on a de soi-même. Tout comme il est impossible d'être fidèle à la fiction que ceux qui nous aiment se font de nous.
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Dans la même œuvre

Les coups, on peut aussi les donner avec des mots. L’avantage, c’est que ça ne laisse pas de traces visibles. Ça vous fait juste exploser la tête.
Qu’un deuil nous frappe dans l’enfance et le sentiment de la continuité d’exister n’ira plus de soi.
La fin d’une histoire ne signifie pas la fin de l’amour.
Depuis le début, il savait qu'elle mentait, qu'elle lui avait menti sur tout. Elle restait cette forteresse sans porte ni fenêtres sous le plancher de laquelle il était persuadé que se trouvait le plus beau des trésors, son moi profond, qu'un jour il exhumerait, pour la sauver et la transformer.
L'abandon est une autre forme de mort, si ce n'est de meurtre.