Les Japonais nomment Takotsubo, qui veut dire « piège à poulpe », ce syndrome où, à la suite d’une rupture amoureuse, d’un deuil ou d’un choc émotionnel intense, le cœur se déforme, ses muscles s’affaiblissent et deviennent si paresseux que, tout à coup, littéralement, il se brise.
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Parfois, le réel devient fou. Ce qui nous arrive défie tellement l'entendement que cela met en péril notre continuité d'exister, cette stabilité que nous avons conquise depuis notre naissance et qui nous a permis de nous construire un monde intérieur et d'acquérir une identité.
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Les coups, on peut aussi les donner avec des mots. L’avantage, c’est que ça ne laisse pas de traces visibles. Ça vous fait juste exploser la tête.
On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Et pourtant, chacun peut remonter le cours de son histoire comme un saumon remonte le cours d’une rivière.
Il y a, dit-il, une parenté profonde entre le premier et le dernier amour. - \r\n- La première fois qu'on aime, on se donne entièrement, parce qu'on croit qu'on a tout à y gagner et qu'on est promis au bonheur. La dernière fois parce qu'on sait qu'on n'a plus rien à perdre.
On peut vivre sans être aimé, croyez-moi. Mais on ne peut pas vivre sans aimer. Le temps y remédiera. Pour vivre, vous pardonnerez.
Dans la même œuvre
Peut-être avons-nous tous plusieurs vies. Il y a celle dont nous avions rêvé, enfant, et à laquelle nous pensons toujours, une fois adulte, et celle que nous vivons, chaque jour, dans laquelle nous nous devons d’être performants, responsables et utiles, et que nous terminerons jetés dans un trou.
Les coups, on peut aussi les donner avec des mots. L’avantage, c’est que ça ne laisse pas de traces visibles. Ça vous fait juste exploser la tête.
Qu’un deuil nous frappe dans l’enfance et le sentiment de la continuité d’exister n’ira plus de soi.
La fin d’une histoire ne signifie pas la fin de l’amour.
Depuis le début, il savait qu'elle mentait, qu'elle lui avait menti sur tout. Elle restait cette forteresse sans porte ni fenêtres sous le plancher de laquelle il était persuadé que se trouvait le plus beau des trésors, son moi profond, qu'un jour il exhumerait, pour la sauver et la transformer.