On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Et pourtant, chacun peut remonter le cours de son histoire comme un saumon remonte le cours d’une rivière.

À lire aussi de Sarah Chiche

L'amour, l'amour fou, est un des derniers bastions d'insurrection possible.
La fin d’une histoire ne signifie pas la fin de l’amour.
Les morts ne sont pas avalés, ni par l’eau ni même par la terre. Ils continuent de marcher parmi les vivants. Quand nos souvenirs avec nos proches s’effacent dans le lointain de chambres, d’écoles, de fêtes d’anniversaire, de champs, de sentiers de montagnes ou de plages, que nous n’arpentons même plus dans nos songes, restent les récits que nous tenons des autres.
On n'embarrasse pas les autres avec son chagrin.
Parfois, le réel devient fou. Ce qui nous arrive défie tellement l'entendement que cela met en péril notre continuité d'exister, cette stabilité que nous avons conquise depuis notre naissance et qui nous a permis de nous construire un monde intérieur et d'acquérir une identité.
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Dans la même œuvre

La plupart des traumatismes d’un individu remontent à sa petite enfance. La clé de vos angoisses se trouve dans votre passé. C’est donc là qu’il vous faut chercher l’origine de vos malheurs.
Les démons sont des désirs mauvais que vous ne pouvez admettre. Ce qui vous possède, ce n’est pas le diable, mais des désirs que vous diabolisez. Nous ne pouvons jamais être à cent pour cent dans la lumière. Nous avons tous notre part de ténèbres, qu’il nous faut accepter.
Je ne fais aucune différence entre les êtres. J’aime tout le monde d’un amour infini et d’égale manière et cet amour me comble. Je ne dois donc rien à personne.
Quand on a mal à un membre, il faut l’amputer. Pour éviter tout conflit et toute souffrance, coupez les ponts avec tous ceux qui ne vous correspondent plus.
On peut vivre sans être aimé, croyez-moi. Mais on ne peut pas vivre sans aimer. Le temps y remédiera. Pour vivre, vous pardonnerez.