On ne découvre pas l'absurde sans être tenté d'écrire quelque manuel de bonheur.

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Vivre, c'est faire vivre l'absurde. Le faire vivre, c'est avant tout le regarder. L'absurde ne meurt que lorsqu'on s'en détourne.
Vraiment, le peu de morale que je sais, je l'ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités.
Je lui ai dit que la fourrière gardait les chiens trois jours à la disposition de leurs propriétaires et qu'ensuite elle en faisait ce que bon lui semblait.
Quoi? On pouvait vivre dans ces cellules et être innocent? Impropable, hautement improbable! Ou sinon mon raisonnement se casserait le nez.
L'absurde dépend autant de l'homme que du monde. Il est pour le moment leur seul lien.
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Dans la même œuvre

Ce qui vient après la mort est futile.
En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout.
Il n'est pas de destin qui ne se surmonte par le mépris.
L'absurde, c'est la raison lucide qui constate ses limites.
La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un coeur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux.