On n'en veut pas à la pierre contre laquelle on se cogne, on a mal c'est tout. Mais quand le coup provient d'une personne avec qui on a établi une relation affective, après avoir enduré le coup, on souffre une deuxième fois de sa représentation.

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Le miracle, quand on le taquine, il répond, il existe.
Un enfant sans attachement n'a aucune chance de se développer, il flotte, il erre, il n'a pas de valeurs dans sa vie, ça ou autre chose, debout ou assis, mort ou vivant, ça n'a pas d'importance.
La fonction sociale des vieux, c'est peut-être de fabriquer du récit.
Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité? Le monde serait fade et nous n'aurions peut-être pas le goût d'y vivre.
Il n'y a pas si longtemps, quand un enfant gémissait, c'est à lui qu'on reprochait de ne pas être un homme, et c'est lui qui avait honte. Hier la douleur prouvait la faiblesse du blessé, aujourd'hui, elle révèle l'incompétence du technicien.
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Dans la même œuvre

Dans l'histoire d'une vie, on n'a jamais qu'un seul problème à résoudre, celui qui donne sens à notre existence et impose un style à nos relations. On a tous les mêmes promesses développementales, mais pas tous les mêmes histoires.
Quand le réel nous désespère, la rêverie constitue un facteur de protection.
On peut se demander par quel mystère les enfants de parents immatures deviennent si souvent des adultes prématurés.