Dans l'histoire d'une vie, on n'a jamais qu'un seul problème à résoudre, celui qui donne sens à notre existence et impose un style à nos relations. On a tous les mêmes promesses développementales, mais pas tous les mêmes histoires.

À lire aussi de Boris Cyrulnik

On paie la neutralisation de l'angoisse par l'acquisition de l'intolérance.
Etre invulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu'à éviter de trop s'en protéger.
Une vraie rencontre provoque une influence réciproque. Deux mondes intimes interagissent et chacun modifie l'autre.
Très souvent les orphelins sont des inventeurs de mondes.
La nourriture est beaucoup plus chargée en symboles qu'en glucides, lipides et protides. On mange plus de symboles que de chimie.
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Dans la même œuvre

On n'en veut pas à la pierre contre laquelle on se cogne, on a mal c'est tout. Mais quand le coup provient d'une personne avec qui on a établi une relation affective, après avoir enduré le coup, on souffre une deuxième fois de sa représentation.
Quand le réel nous désespère, la rêverie constitue un facteur de protection.
On peut se demander par quel mystère les enfants de parents immatures deviennent si souvent des adultes prématurés.