On acquiert une morale au cours de la vie, comme on acquiert une culture ou des bonnes manières.

À lire aussi de Sándor Márai

On ne vieillit pas en une seule fois, mais par petits bouts.
Je méprise ceux qui méprisent l'argent. Il y a plus d'imaginaire dans un billet de mille dollars que chez un écrivain ou un peintre moyen. Dedans, il y a du voyage, et si je veux, de l'art également. Il y a de tout, dans certaines limites.
Rien n'est plus rare parmi les jeunes qu'un sentiment désintéressé qui n'exige ni aide ni sacrifice. La jeunesse escompte toujours le sacrifice de ceux à qui elle a confié ses espérances.
Une ville n'est pas seulement constituée de pierre et de verre, de fer et d'arbres mais aussi de tout le rayonnement qui émane d'elle au cours des années.
Privées de paroles, les choses restent muettes, et d'autant plus graves et dangereuses. Parler, crier, pleurer apporte toujours un soulagement.
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Dans la même œuvre

On peut passer sa vie à taire l'essentiel. Quelquefois même, on en meurt. Mais il arrive qu'on ait la possibilité de parler ; alors il n'est pas permis de continuer à se taire.
Il ne suffit pas d'aimer quelqu'un. Il faut aimer avec courage. Il faut aimer comme un voleur, tout faire pour qu'aucune loi divine ou terrestre ne vienne contrecarrer cet amour.
On peut passer sa vie à taire l'essentiel. Quelquefois même, on en meurt. Mais il arrive qu'on ait la possibilité de parler alors il n'est pas permis de continuer à se taire.
Il faut aimer héroïquement. Mais toi, tu as commis ce qu'une femme peut commettre de pire : tu t'es vexée, et tu as fuit.