Privées de paroles, les choses restent muettes, et d'autant plus graves et dangereuses. Parler, crier, pleurer apporte toujours un soulagement.

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Les hommes ne sont jamais aussi dangereux que quand ils se vengent des crimes qu'ils ont commis eux-mêmes.
On peut passer sa vie à taire l'essentiel. Quelquefois même, on en meurt. Mais il arrive qu'on ait la possibilité de parler alors il n'est pas permis de continuer à se taire.
Il faut aimer héroïquement. Mais toi, tu as commis ce qu'une femme peut commettre de pire : tu t'es vexée, et tu as fuit.
Rien n'est plus rare parmi les jeunes qu'un sentiment désintéressé qui n'exige ni aide ni sacrifice. La jeunesse escompte toujours le sacrifice de ceux à qui elle a confié ses espérances.
Il n'est pas de voie plus désespérée que celle menant à la perfection ; chaque pas s'ouvre sur des horizons nouveaux et infinis : on est saisi d'épouvante à voir ces distances en sachant qu'on n'a pas le droit de reculer, ni de se reposer, sinon on tombe.
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En fait, la plupart des êtres humains sont incapables de donner et de recevoir, leur lâcheté et leur vanité s'y opposent, ils ont peur de l'échec, peur de se livrer à autrui, de révéler leur secret, leur triste faiblesse, leur besoin vital de tendresse.