Après un certain âge, on n’a tout simplement plus de charme, il faut s’y faire. Il ne reste qu’à serrer les dents et vivre ce qu’il reste à vivre. Faire son temps.
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Nous vivons une époque de puritanisme. La vie privée des uns est l'affaire de tous.
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Peut-être est-ce une bonne chose de connaître une chute de temps en temps. Tant qu'on n'en ressort pas brisé.
La beauté, c’est l’innocence ; l’innocence, c’est l’ignorance ; l’ignorance n’est que l’ignorance du plaisir ; et le plaisir est coupable.
Les serpents se marient pour la vie entière ; si on tue le mâle, la femelle vient chercher vengeance.
Plus il a affaire à l’informatique, plus cela lui semble être comme un jeu d’échecs : un petit monde bien clos défini par des règles fabriquées, un monde dans lequel des garçons prédisposés par un type de tempérament se laissent prendre et deviennent à moitié fous, tout comme il est lui-même à demi-fou, de sorte que qu’ils se leurrent en croyant qu’ils jouent à ce jeu, alors que c’est le jeu qui se joue d’eux.
Dans la même œuvre
C'est une affaire de tempérament. Il est trop vieux, il ne va pas changer : le tempérament à son âge est bien établi, solidement figé. D'abord le crâne, ensuite le tempérament : les deux parties du corps les plus dures.
Il continue à enseigner parce que cela lui donne de quoi vivre; et aussi parce que c'est une leçon d'humilité, cela lui fait comprendre la place qui est la sienne dans le monde. C'est celui qui enseigne qui apprend la plus âpre des leçons, alors que ceux qui sont là pour apprendre quelque chose n'apprennent rien du tout.
Quand on arrive à un certain âge, toutes les liaisons sont sérieuses. Comme les crises cardiaques.
Après un certain âge, on n’a tout simplement plus de charme, il faut s’y faire. Il ne reste qu’à serrer les dents et vivre ce qu’il reste à vivre. Faire son temps.
Il y a des risques à posséder quoi que ce soit : une voiture, une paire de chaussures, un paquet de cigarettes. Il n'y en a pas assez pour tout le monde, pas assez de chaussures, pas assez de voitures, pas assez de cigarettes. Trop de gens, pas assez de choses. Et ce qu'il y a doit circuler pour que tout un chacun ait l'occasion de connaître le bonheur le temps d'une journée. C'est la théorie. Tiens-t'en à la théorie et à ce qu'elle a de réconfortant. Il ne s'agit pas de méchanceté humaine, mais d'un grand système de circulation des biens, avec lequel la pitié et la terreur n'ont rien à voir.