Et si le printemps 1968 était l'une des saisons les plus philosophantes que la france ait jamais connues?
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Nous sommes poussés à être libre-sexuels (parce que libres) et sexuellement fliqués (parce que encouplés).
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À lire aussi de Vincent Cespedes
On ne s'exprime pas d'abord pour communiquer une information à autrui, mais parce qu'on a des affects à sortir, à cracher.
Renaître en permanence à chaque visage rencontré, chaque frottement. Ne pas préférer le rêve au vécu. Danser un rêve éveillé. Vivre au printemps.
Le monde de la chair, rayonnement intime de l'être, est ainsi haché menu par la technologie audiovisuelle.
Un couple épanoui ne s'étiole qu'ailleurs. Ceux qui ne s'étiolent qu'ensemble ne forment pas un couple, mais une imposture.
Dans la même œuvre
Je t'aime devrait toujours signifier : tu me fais plaisir au plus haut point.
Faire de l'amitié passionnante le support de l'amour. Faire du coït la crème superflue d'un lent enchantement. Faire extrêmement plaisir. Faire attention. Faire illusions. Faire sensation.
On aime pour faire famille, au lieu de faire famille parce qu'on s'aime.
La fidélité ne se décrète pas : elle se vit comme un choix personnel, une évidence pour nous-mêmes et non une preuve à adresser à l'autre.
Où sont les hommes ? Les vrais, ceux qui se tiennent droit, parlent en connaissance de cause, savent combler une femme et bercer un enfant ?