Nous mettons tous des mots sur nos émotions, mais ça reste des émotions.

À lire aussi de Bernard Minier

Tout le monde pense être réglo. On se dupe soi-même. On arrange, on embellit – et on noircit les autres pour mieux s'apprécier. C'est comme ça qu'on arrive à vivre…
Les morts ne parlent pas. Les morts ne pensent pas. Les morts sont morts, tout simplement. Mais la seule vraie tombe, c'est l'oubli, songea-t-il.
Contrairement aux idées reçues, 70 % des divorces survenaient par décision de la femme, non du mari. Les hommes étaient plus lâches.
Il avait longtemps rêvé d'avoir une deuxième chance, puis il avait fini par comprendre qu'il n'y en aurait pas. Il avait laissé passer la sienne. Il finirait sa vie d'homme comme il l'avait commencée: flic. En fin de compte, ses rêves s'étaient révélés aussi inconsistants que des nuages.
On scrute des galaxies lointaines, on dépense des centaines de milliards de dollars dans l'industrie du cinéma, dans le sport, et on n'est pas foutus de guérir une putain de maladie ? Quel est le con qui a dit que la nature était bien faite.
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Dans la même œuvre

Les morts ne parlent pas. Les morts ne pensent pas. Les morts sont morts, tout simplement. Mais la seule vraie tombe, c'est l'oubli, songea-t-il.
Il songea que deux mondes coexistaient sans se mêler, comme l'huile et l'eau: celui de la vie, de l'insouciance , de la jeunesse et de l'espoir ; et celui de la maladie, de la souffrance, du déclin et de la mort. Tout un chacun, tôt ou tard , était amené à connaitre les deux, mais certaines professions - infirmières, pompiers, pompes funèbres, flics ...- passaient chaque jour de l'un à l'autre.
L'empathie n'est souvent qu'une forme détournée de l'autoapitoiement.
Il considérait que les meilleurs livres demandent des efforts et que, plus globalement, tout ce qui est obtenu facilement est vain et sans valeur.
Ce soir-là, il se replongea dans la lecture d'Erik Lang. Une fois de plus, il sentit les mots de l'écrivain le prendre et l'emporter vers des territoires où régnaient la nuit et le crime. Une fois de plus, le même sentiment de malaise et de fascination mêlés l'étreignit au fil des pages. Dans la bulle de lumière de la lampe, les mots, les scènes, les personnages sortaient du livre et dansaient une ronde autour de lui.