L'empathie n'est souvent qu'une forme détournée de l'autoapitoiement.

À lire aussi de Bernard Minier

C'était quoi la phrase d'Audiard déjà ? « Heureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière. »
Quand la vie vous écrase, quand le poids de la douleur est trop important, on a tendance à vouloir s'aplatir pour lui échapper, à s'asseoir, à se coucher par terre, à se rapprocher du sol.
Les gouvernements actuels et leurs serviteurs poursuivent tous un double but : la marchandisation des individus et le contrôle social.
L'espoir est une drogue. L'espoir est un psychotrope. L'espoir est un excitant bien plus puissant que la caféine, le khat, le maté, la cocaïne, l'éphédrine, l'EPO, le speed-ball et les amphétamines.
La seule espèce dangereuse pour l'homme, c'est l'homme lui-même.
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Dans la même œuvre

Les morts ne parlent pas. Les morts ne pensent pas. Les morts sont morts, tout simplement. Mais la seule vraie tombe, c'est l'oubli, songea-t-il.
Il songea que deux mondes coexistaient sans se mêler, comme l'huile et l'eau: celui de la vie, de l'insouciance , de la jeunesse et de l'espoir ; et celui de la maladie, de la souffrance, du déclin et de la mort. Tout un chacun, tôt ou tard , était amené à connaitre les deux, mais certaines professions - infirmières, pompiers, pompes funèbres, flics ...- passaient chaque jour de l'un à l'autre.
Il considérait que les meilleurs livres demandent des efforts et que, plus globalement, tout ce qui est obtenu facilement est vain et sans valeur.
Ce soir-là, il se replongea dans la lecture d'Erik Lang. Une fois de plus, il sentit les mots de l'écrivain le prendre et l'emporter vers des territoires où régnaient la nuit et le crime. Une fois de plus, le même sentiment de malaise et de fascination mêlés l'étreignit au fil des pages. Dans la bulle de lumière de la lampe, les mots, les scènes, les personnages sortaient du livre et dansaient une ronde autour de lui.
Comme l'a dit Freud, les mots faisaient primitivement partie de la magie et c'est pourquoi ils gardent beaucoup de leur puissance de jadis. Avec des mots, on peut rendre quelqu'un heureux ou malheureux, entraîner et convaincre, les mots provoquent des émotions, tout écrivain le sait, et permettent aux hommes de s'influencer les uns les autres.