Naviguer, c’est frôler sans cesse le corps onctueux d’une femme qui, dès lors, est interminable. La mer lamée de mauve, c’est sa peau lascive où la coque s’introduit. C’est d’un érotisme subtil, onirique, étrange, secret.

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On se plaint de ce que l'on voudrait avoir. Drôle de mentalité ! Se contenter, ce n'est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l'on a, c'est un savoir vivre.
Les politiques sont, dans leur grande majorité, des voleurs d'espoir de pauvres. Ils font croire, aux plus déshérités, la possibilité de choses qui ne sont pas - et tout cela pour ramasser de quoi rouler dans des bagnoles avec chauffeur.
Il ne faut jamais perdre de vue que le voyageur est un corps étranger. Ne rien solliciter, ne rien demander. Etre silencieux et paisible.
C'est très douloureux d'écrire sa vie, de regarder dans le rétroviseur, parce qu'elle se résume à peu. Elle n'est faite que d'efforts. Je préfère regarder devant, parce que devant il n'y a que le plaisir, puisque l'effort n'est pas encore fait !
N'étant pas gestionnaire du cerveau d'autrui, je ne vois pas pourquoi je serai préoccupé de ce qu'il pense.
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Dans la même œuvre

Le passé c'est bien, mais l'exaltation du présent, c'est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l'on voudrait avoir, on ne s'émerveille plus de ce que l'on a.
On se plaint de ce que l'on voudrait avoir. Drôle de mentalité ! Se contenter, ce n'est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l'on a, c'est un savoir vivre.
La solitude sur mer ou dans les déserts fait qu'on se connaît bien.
La solitude, ça ne m'impressionne pas du tout. Au contraire, j'aime bien ça, ça ressemble à la vie réelle. Quand l'instant est grave, important ou difficile, on est seul, toujours.
C'est très douloureux d'écrire sa vie, de regarder dans le rétroviseur, parce qu'elle se résume à peu. Elle n'est faite que d'efforts. Je préfère regarder devant, parce que devant il n'y a que le plaisir, puisque l'effort n'est pas encore fait !