N'étant pas gestionnaire du cerveau d'autrui, je ne vois pas pourquoi je serai préoccupé de ce qu'il pense.

À lire aussi de Olivier de Kersauson

Ecartelé: le voici donc plus grand mort que vivant.
Ce que je sais de la mer, ça tient sur une feuille de papier d'un seul coté, mais je le sais. Et nous sommes trois ou quatre au monde à le savoir.
Dans mon métier de marin, la postérité n'est pas pensable. Seul Tabarly a laissé des choses car c'était un génie.
Le passé c'est bien, mais l'exaltation du présent, c'est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l'on voudrait avoir, on ne s'émerveille plus de ce que l'on a. On se plaint de ce que l'on voudrait avoir. Drôle de mentalité! Se contenter, ce n'est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l'on a, c'est un savoir vivre.
Naviguer, c’est frôler sans cesse le corps onctueux d’une femme qui, dès lors, est interminable. La mer lamée de mauve, c’est sa peau lascive où la coque s’introduit. C’est d’un érotisme subtil, onirique, étrange, secret.
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Aller au risque, c'est toujours emprunter la voie la plus dure mais elle emmène quelque part. Les voies faciles n'emmènent nulle part. Je le pense et je l'applique.
Ce que je sais de la mer, ça tient sur une feuille de papier d'un seul coté, mais je le sais. Et nous sommes trois ou quatre au monde à le savoir.
La terre, c'est un accident de l'océan.
Il ne faut pas se méprendre : la terre commence là où la mer s'arrête - et pas l'inverse. La mer n'est pas la fin de la terre, comme tout le monde le pense.
Quand je suis sur la mer, je suis chez moi. Plutôt, je suis chez elle...