Mozart écrit, à propos d'un de ses concertos : C'est brillant, mais cela manque de pauvreté.

À lire aussi de Christian Bobin

C'est facile de mener plusieurs vies. Il suffit de n'en avoir aucune à soi.
Mourir, c'est comme tomber amoureux: on disparaît, et on ne donne plus de nouvelles à personne.
La bonté, c'est simple: par définition on n'en a pas. Elle n'a pas de place dans le monde. Donc, quand elle est là c'est toujours un miracle.
Mourir doit ressembler à ça: nager dans le noir et que personne ne vous appelle.
Expliquer n'éclaire jamais. La vraie lumière ne vient que par illuminations, explosions intérieures, non décidables.
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Dans la même œuvre

Certains gestes ordinaires de la vie ordinaires font ainsi parfois plus que leur travail, dépassent l'utilitaire et réveillent une fée.
Finalement je n'aime pas la sagesse. Elle imite trop la mort. Je préfère la folie - pas celle que l'on subit, mais celle avec laquelle on danse.
L'humilité, c'est la clef d'or. Dès qu'on prétend la tenir dans sa main, elle s'évanouit.
L'art de la conversation est le plus grand art. Ceux qui aiment briller n'y entendent rien. Parler vraiment, c'est aimer et aimer vraiment, ce n'est pas briller, c'est brûler.
Les ailes, c'est le réel qui les donne - le réel contemplé de face, en face, tel qu'il est, nécessairement non conforme à nos souhaits.