Sa robe exagérée, en sa royale ampleur, - S'écroule abondamment sur un pied sec que pince - Un soulier pomponné, joli comme une fleur.
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Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique.
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Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales; - Vous hurlez comme l'orgue; et dans vos coeurs maudits, - Chambres d'éternel deuil où vibrent de vieux râles, - Répondent les échos de vos De Profondis.
Il y a dans le mot, dans le verbe, quelque chose de sacré qui nous défend d'en faire un jeu de hasard. Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire.
Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, - Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large.
Pour soulever un poids si lourd, - Sisyphe, il faudrait ton courage ! - Bien qu'on ait du coeur à l'ouvrage, - L'Art est long et le Temps est court.
Dans la même œuvre
Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air.
Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d'un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes.
Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs.
Sur les rivages duvetés de ta chevelure, je m'enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l'huile de coco.