Mes convictions, c'est que les individus valent mieux que l'étiquette qu'on leur colle. J'aime mieux les gens que leurs idées.

À lire aussi de Joann Sfar

Il me dit que lorsqu'on est sorti du jardin d'Eden, on ne peut pas y retourner
Quand on sacralise le théâtre, on ne peut pas donner aux vœux prononcés à l'église trop d'importance, ce serait abdiquer devant la concurrence.
Pendant longtemps, j'ai pensé qu'il était superflu de faire un album contre le racisme. Il me semblait que c'était une évidence, qu'il ne fallait pas enfoncer les portes ouvertes. Les temps changent, semble-t-il. Tout a sans doute été dit, mais comme personne n'écoute, il faut recommencer.
On n'y peut rien si l'on devine toujours les pensées de l'autre.
Je suis le chat du rabbin. Il m'arrive des tas de choses. Par exemple, une fois, je suis allé à Paris et il a plu. Alors je suis rentré chez moi, en Algérie.
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Dans la même œuvre

La catastrophe est déjà là, dans la haine et le manque de dialogues aimants. Il faut parler à chacun. Et raconter des histoires qui donnent envie du monde.
Je défends une position compliquée mais cohérente: comme citoyen, je suis intraitable sur le droit à l'outrance. Je veux vivre dans un pays où la liberté des uns n'est pas limitée par la croyance des autres. Les dessins venimeux, vaches, extrêmes, je ne saurais pas les faire, mais je suis heureux que ceux dont c'est le style puisse les réaliser.
Je suis fondamentalement en désaccord avec Plantu quand il prétend qu'il faut s'autocensurer car nos dessins voyagent dans le monde entier. Un artiste doit être libre. Ça ne souffre pas la discussion.
Dieu est un intermittent du spectacle, dur de lui faire confiance. Je suis l'inverse de Diam's. Depuis un an, j'ai perdu la foi.
L'Occident a sans doute répandu pas mal de saloperies de par le monde. Mais les livres, dans leur pluralité, sont ce qui nous sauve de la sauvagerie