Bizarrement, je n'ai jamais rien attendu de mes éditeurs. J'entends par là que je ne cherche pas chez eux la grandeur paternelle
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Je suis fondamentalement en désaccord avec Plantu quand il prétend qu'il faut s'autocensurer car nos dessins voyagent dans le monde entier. Un artiste doit être libre. Ça ne souffre pas la discussion.
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À lire aussi de Joann Sfar
La littérature n'a aucun sens si elle ne s'adresse pas à un lecteur universel. Pourquoi les livres qu'on écrit n'atteignent -ils qu'un nombre restreint de quartiers français ? Pourquoi les lecteurs qui se rendent aux salons du livre ont-ils toujours le même profil (plutôt âgé et plutôt blanc) ?
Des récits qui donnent sens à ce que nous vivons, c'est exactement ce dont nous avons besoin.
On est moins con quand on est mort, se dit-il en souriant.
Je suis le chat du rabbin. Il m'arrive des tas de choses. Par exemple, une fois, je suis allé à Paris et il a plu. Alors je suis rentré chez moi, en Algérie.
Dans la même œuvre
Mes convictions, c'est que les individus valent mieux que l'étiquette qu'on leur colle. J'aime mieux les gens que leurs idées.
La catastrophe est déjà là, dans la haine et le manque de dialogues aimants. Il faut parler à chacun. Et raconter des histoires qui donnent envie du monde.
Je défends une position compliquée mais cohérente: comme citoyen, je suis intraitable sur le droit à l'outrance. Je veux vivre dans un pays où la liberté des uns n'est pas limitée par la croyance des autres. Les dessins venimeux, vaches, extrêmes, je ne saurais pas les faire, mais je suis heureux que ceux dont c'est le style puisse les réaliser.
Dieu est un intermittent du spectacle, dur de lui faire confiance. Je suis l'inverse de Diam's. Depuis un an, j'ai perdu la foi.
L'Occident a sans doute répandu pas mal de saloperies de par le monde. Mais les livres, dans leur pluralité, sont ce qui nous sauve de la sauvagerie