Pendant longtemps, j'ai pensé qu'il était superflu de faire un album contre le racisme. Il me semblait que c'était une évidence, qu'il ne fallait pas enfoncer les portes ouvertes. Les temps changent, semble-t-il. Tout a sans doute été dit, mais comme personne n'écoute, il faut recommencer.

À lire aussi de Joann Sfar

Pour mériter l'amour, il fallait se montrer capable de créer.
Se sentir juif ou musulman ou chrétien, c'est décider qu'il existe des peuples et c'est le début de la guerre qui se terminera par l'extermination des uns par les autres.
Il fallait bien que mes larmes aillent quelque part, donc je les ai mises dans le monde de la représentation.
Nous sommes lus par des lecteurs informés, spécialistes, à qui on ne peut plus ni faire la morale ni raconter des bobards. On ne peut plus faire croire que Tintin ce n'est pas Hergé
Je crois beaucoup plus aux vertus du rire qu'à celles du militantisme.
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Dans la même œuvre

Je suis le chat du rabbin. Il m'arrive des tas de choses. Par exemple, une fois, je suis allé à Paris et il a plu. Alors je suis rentré chez moi, en Algérie.
Il me dit que lorsqu'on est sorti du jardin d'Eden, on ne peut pas y retourner