Le problème, ce ne sont pas les mythes, c'est la pauvreté des mythes dont on se nourrit.
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Il fallait bien que mes larmes aillent quelque part, donc je les ai mises dans le monde de la représentation.
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Il ne faut pas, sciemment, mentir à son gosse. Sinon ensuite il passe sa vie à raconter des histoires.
La seule fois de ma vie où je me suis fait beaucoup d'ennemis sur Twitter, c'est quand j'ai eu le malheur de dire après un match de football : « Je rêve qu'un jour un livre suscite autant d'enthousiasme. » Je me suis fait immédiatement traiter de petit-bourgeois. Ce qui m'agace, c'est le présupposé selon lequel ceux qui préfèrent le foot sont forcément pauvres. Mais pour le prix d'un T-shirt du PSG, on peut s'acheter 15 livres de poche !
Nous sommes lus par des lecteurs informés, spécialistes, à qui on ne peut plus ni faire la morale ni raconter des bobards. On ne peut plus faire croire que Tintin ce n'est pas Hergé
On est moins con quand on est mort, se dit-il en souriant.
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Quand on sacralise le théâtre, on ne peut pas donner aux vœux prononcés à l'église trop d'importance, ce serait abdiquer devant la concurrence.
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Le livre est l'objet fétichisme ultime : on tourne la page, comme si on soulevait une jupe, sauf que le dévoilement ne vient jamais. Lire, c'est dévoiler l'objet du désir pour s'apercevoir que le voile est toujours