Le problème, ce ne sont pas les mythes, c'est la pauvreté des mythes dont on se nourrit.

À lire aussi de Joann Sfar

Il fallait bien que mes larmes aillent quelque part, donc je les ai mises dans le monde de la représentation.
Il n'y a rien de plus facile que de faire un livre intelligent pour les gens intelligents. En revanche, essayer de faire un texte intelligent qui s'adresse à tous, voilà le vrai défi !
On est moins con quand on est mort, se dit-il en souriant.
Mieux valait rester vivante avec des doutes que crever avec une certitude
Nous sommes lus par des lecteurs informés, spécialistes, à qui on ne peut plus ni faire la morale ni raconter des bobards. On ne peut plus faire croire que Tintin ce n'est pas Hergé
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Dans la même œuvre

Je crois beaucoup plus aux vertus du rire qu'à celles du militantisme.
La littérature n'a aucun sens si elle ne s'adresse pas à un lecteur universel. Pourquoi les livres qu'on écrit n'atteignent -ils qu'un nombre restreint de quartiers français ? Pourquoi les lecteurs qui se rendent aux salons du livre ont-ils toujours le même profil (plutôt âgé et plutôt blanc) ?
Je tiens pour inepte toute tentative de valorisation d'une culture d'origine. Il faut toujours postuler l'universalité du lecteur.
Les jeux de rôle constituent un excellent apprentissage pour le récit romanesque, parce qu'ils matérialisent la confusion entre l'auteur et le lecteur. On pourrait dire que toute relation entre l'auteur et le lecteur reproduit l'esprit du jeu de rôle. Le but est de faire croire au lecteur à sa participation dans le récit. Et l'idée de comparer l'écriture et la lecture à un jeu me parle beaucoup. Fait-on autre chose que jouer quand on lit et quand on écrit ?
Lire un livre, c'est être disposé à changer d'avis.