Si un de tes philosophes t'a fait croire que la vie est juste, tu peux te faire rembourser.
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On n'y peut rien si l'on devine toujours les pensées de l'autre.
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À lire aussi de Joann Sfar
Il paraît que c'est ça, devenir adulte : le père meurt, on n'a plus d'autre ennemi que soi-même.
On l'aime un siècle après sa mort, l'homme qui vous dit vrai. Et celui qui par amour vous cache un morceau du monde, je veux dire papa, on l'aime tout autant, mais on met quarante ans à comprendre combien il avait peur, et combien c'est lui qui redoutait les mots.
Je n'y suis pour rien puisque c'est mon instinct. Si quelqu'un a mal agi dans l'histoire, c'est Dieu, il n'avait qu'à pas mettre au monde un vampire.
Pour mériter l'amour, il fallait se montrer capable de créer.
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Je n'y suis pour rien puisque c'est mon instinct. Si quelqu'un a mal agi dans l'histoire, c'est Dieu, il n'avait qu'à pas mettre au monde un vampire.
En Amérique, les juifs ne servent à rien, alors on leur fiche la paix. Ici, ils servent à calmer les nerfs des gens.
Pour mériter l'amour, il fallait se montrer capable de créer.
Il se force à ne pas me sauter dessus. Il essaie de se convaincre que je ne suis pas son dîner, ou qu'il n'a pas faim. Combien de temps ça reste efficace, chez un vampire, le surmoi ?
On est moins con quand on est mort, se dit-il en souriant.