Il distingue ses yeux, il lui semble voir ses lèvres, ses mâchoires qui bougent comme avant de parler, mâchant les mots qui empêchent de parler.
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Massacrer la langue commune, pour moi, c'est un crime. Comme si on coupait des lignes téléphoniques. Comme si on sabotait des communications essentielles.
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À lire aussi de Henri Thomas
L'instant de l'extrême fatigue, de l'extrême conscience, de l'extrême raison, veut l'immobilité totale, la non-défense, n'importe comment tu tombes, sur le ventre ou sur le dos.
Ce foyer d'impossibles, un écrivain.
Un ami a quelquefois une bonne idée, que votre malheur vous cachait.
L'art est l'éclair fourchu qui brise la nuit et montre par la fente ce qui est ensemble, insupportablement relié par le trait de feu, mortel.
Dans la même œuvre
Vous savez, la solitude, je dirais presque que ce n'est qu'un mot. On n'en veut pas, de la solitude. La solitude, c'est pour penser aux autres. Je n'ai jamais tant pensé aux autres que quand j'étais seul. Alors peut-on appeler ça de la solitude ?
Il n'y a pas vraiment de solitude. On ne peut pas la supporter. Seul, on est d'abord hanté par son double - ce qui permet de ne pas être seul - et puis par l'horizon de tous les autres. Il y a l'histoire et toute la fracture sociale autour de nous.
La poésie est liée au langage. La poésie, c'est le déclenchement de l'harmonie, tandis que, le roman, c'est le déclenchement d'une action. Alors, on y fait passer tout, aussi bien des sentiments que des idées.
Vous savez, le manque de lecture, c'est terrible... Ce ne sont pas les grands livres qu'on choisit, on choisit par affinité, et, quelquefois, on est bouleversé par un livre qu'on est seul à connaître.