Il n'avait pas d'argent, même pas cent sous pour payer son entrée à lui.
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La poésie est liée au langage. La poésie, c'est le déclenchement de l'harmonie, tandis que, le roman, c'est le déclenchement d'une action. Alors, on y fait passer tout, aussi bien des sentiments que des idées.
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À lire aussi de Henri Thomas
L'oeuvre d'un romancier se construit comme une jetée dans la mer : beaucoup de blocs entassés sous l'eau, avant qu'on voit émerger ceux qui constituent la promenade du soir.
Ils ne se sentent pas disparaître, eux. Moi, c'est comme si je voyais de temps en temps tout dans une glace, une glace piquée, fêlée, craquée, mais je vois quand même bien que tout se brouille et fiche le camp et ce n'est pas la faute de la glace.
Avant-hier, quand il faisait si beau soleil, une querelle de goélands a eu lieu au-dessus de nous. L'un d'eux vole obliquement vers l'autre et lui flanque un coup de bec.
L'art est l'éclair fourchu qui brise la nuit et montre par la fente ce qui est ensemble, insupportablement relié par le trait de feu, mortel.
Dans la même œuvre
Vous savez, la solitude, je dirais presque que ce n'est qu'un mot. On n'en veut pas, de la solitude. La solitude, c'est pour penser aux autres. Je n'ai jamais tant pensé aux autres que quand j'étais seul. Alors peut-on appeler ça de la solitude ?
Massacrer la langue commune, pour moi, c'est un crime. Comme si on coupait des lignes téléphoniques. Comme si on sabotait des communications essentielles.
Il n'y a pas vraiment de solitude. On ne peut pas la supporter. Seul, on est d'abord hanté par son double - ce qui permet de ne pas être seul - et puis par l'horizon de tous les autres. Il y a l'histoire et toute la fracture sociale autour de nous.
Vous savez, le manque de lecture, c'est terrible... Ce ne sont pas les grands livres qu'on choisit, on choisit par affinité, et, quelquefois, on est bouleversé par un livre qu'on est seul à connaître.