Il n'y a pas vraiment de solitude. On ne peut pas la supporter. Seul, on est d'abord hanté par son double - ce qui permet de ne pas être seul - et puis par l'horizon de tous les autres. Il y a l'histoire et toute la fracture sociale autour de nous.

À lire aussi de Henri Thomas

On n'enseigne pas plus à admirer qu'à s'étonner.
Il y a cinq ans encore, aux moments où je me sentais mal fichu, je pouvais dire «je suis malade à crever» sans en croire un mot. A présent, je ne dirais plus cela, même si j'étais vraiment malade.
Herbart ne mordra plus dans le bout du pain long; il a la bouche pleine de la terre de Cabris, il a mangé son éternité, il a le goût de l'éternité, la terre dans la bouche ouverte.
Il faut qu'il se dépouille, et soit aidé, pas par les hommes, par le silence, par des choses qui murmurent, et qu'est-ce que ce sera ?
Pour que rien soit vraiment rien, il faut soi-même n'être rien.
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Vous savez, la solitude, je dirais presque que ce n'est qu'un mot. On n'en veut pas, de la solitude. La solitude, c'est pour penser aux autres. Je n'ai jamais tant pensé aux autres que quand j'étais seul. Alors peut-on appeler ça de la solitude ?
Massacrer la langue commune, pour moi, c'est un crime. Comme si on coupait des lignes téléphoniques. Comme si on sabotait des communications essentielles.
La poésie est liée au langage. La poésie, c'est le déclenchement de l'harmonie, tandis que, le roman, c'est le déclenchement d'une action. Alors, on y fait passer tout, aussi bien des sentiments que des idées.
Vous savez, le manque de lecture, c'est terrible... Ce ne sont pas les grands livres qu'on choisit, on choisit par affinité, et, quelquefois, on est bouleversé par un livre qu'on est seul à connaître.