Les Noirs sont costauds, les Noirs sont grands, les Noirs sont forts, les Noirs font peur. Impossible de ne pas penser à ce ramassis de clichés du bon sauvage qui sommeillent de façon atavique à la fois dans chacun des Blancs chargés du recrutement, et dans chacun des Noirs venus exploiter ces clichés en sa faveur.
❧
Maman est au paradis socialiste. Camarade Papa à la commune de Paris. Moi je pars pour l'enfer des colonies d'Afrique et d'Asie.
◆
À lire aussi de Armand Patrick Gbaka-Brédé , dit Gauz
L'Histoire est un leurre. Au mieux le compte-rendu rieur d'un temps et son humeur.
Avec la quantité énorme d'habits fabriqués au pays de Mao, on peut dire qu'un Chinois dans un magasin de fringues, c'est un retour à l'envoyeur
J'ai honte d'avoir ces années d'avance. Je ne veux pas être un patron chien, aboyer sur les ouvriers et cumuler comme ça les années d'avance sans les partager avec les masses laborieuses.
Les malheurs sont toujours bien plus bruyants que les bonheurs.
Dans la même œuvre
L'Histoire est un leurre. Au mieux le compte-rendu rieur d'un temps et son humeur.
Maman dit que les histoires qui nous touchent, il faut les enfermer au fond de son coeur pour ne pas les oublier.
Les grands-soirs-Maman, elle écrit des notes dans la pile de livres sur son bureau. Je l'imite avec mes livres de classe. Plus je note mes livres, plus je reste avec Maman, alors je note. Et quand je note suffisamment longtemps, elle finit par s'arrêter de noter. Elle se lève, me serre dans ses bras.
J'ai honte d'avoir ces années d'avance. Je ne veux pas être un patron chien, aboyer sur les ouvriers et cumuler comme ça les années d'avance sans les partager avec les masses laborieuses.
À la maison, Maman me parle le néerlandais de l'école, Camarade Papa le français de la révolution. Entre eux, ils parlent le cri. Le cri du peuple souverain pour dénoncer l'odieuse pression capitaliste sur les sources de ressources.