Mais toute ombre, en dernier lieu, est pourtant aussi fille de la lumière et seul celui qui a connu la clarté et les ténèbres, la guerre et la paix, la grandeur et la décadence a vraiment vécu.

À lire aussi de Stefan Zweig

Rien n'est plus passionné que la vénération d'un jeune homme, rien n'est plus timide, plus féminin, que son inquiète pudeur.
L'individu est toujours plus fort que l'idée, mais il faut seulement qu'il reste lui-même, qu'il n'abdique pas sa propre volonté.
L'animal, qui ne maîtrise pas la parole, est obligé de concentrer toute son expression dans sa pupille.
A attendre, attendre et attendre, les pensées tournaient, tournaient dans votre tête, jusqu'à ce que les tempes vous fassent mal. Il n'arrivait toujours rien. On restait seul. Seul. Seul.
Il n'y a pas d'intelligence philologique possible, si l'on ne pénètre pas la vie même; il n'y a pas d'étude grammaticale des textes sans la connaissance des valeurs.
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Dans la même œuvre

Ce qu'un homme durant son enfance, a pris dans son sang de l'air du temps ne saurait plus en être éliminé.
Les instants les plus grands sont toujours au-delà du temps.
La mode de chaque siècle, manifestant aux yeux l'orientation de son goût, en révèle aussi involontairement la morale.
Seul celui qui a appris de bonne heure à épanouir largement son âme est plus tard à même de saisir en lui le monde entier.
C'est toujours dans les lieux où on l'estime, où même on le surestime, que l'artiste se sent le plus à l'aise et le plus stimulé. C'est toujours dans les lieux où il devient essentiel à la vie de tout un peuple que l'art atteint son apogée.