Il n'y a pas d'intelligence philologique possible, si l'on ne pénètre pas la vie même; il n'y a pas d'étude grammaticale des textes sans la connaissance des valeurs.

À lire aussi de Stefan Zweig

... le jeu d'échecs possède cette remarquable propriété de ne pas fatiguer l'esprit et d'augmenter bien plutôt sa souplesse et sa vivacité.
Avec entêtement je poursuivais mon forage vers le noyau de feu que je croyais sentir, comme un volcan, sous le rocher de son silence.
L'histoire ne tolère aucun intrus, elle choisit elle-même ses héros et rejette sans pitié les êtres qu'elle n'a pas élus, si grande soit la peine qu'ils se sont donnée.
O morne infini des années venues s'interposer entre hier et aujourd'hui, ô grisaille de la mer séparant des rivages perpétuellement invisibles, séparant deux coeurs!
Elles ne voient plus du tout ce qu'il y a là de laid et de risqué. Elles n'ont plus qu'une pensée: s'emparer de tous les secrets dont on voile leurs regards. Elles écoutent. Mais elles n'entendent que le léger sifflement des mots.
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La véritable Angleterre, c'est Shakespeare et les Shakespeariens; tout ce qui précède n'est que préparation, tout ce qui suit n'est qu'une contrefaçon boiteuse de cet élan original et hardi vers l'infini.
(A propos d'un livre) - Tout y est vrai, seul y manque l'essentiel.
Il y a certaines paroles qui ne sont d'une vérité profonde qu'une seule fois.
... tout esprit vient du sang, toute pensée vient de la passion, toute passion de l'enthousiasme ...
La pause, elle aussi, fait partie de la musique.