Maintenant tous les matins je me réveille seul. Je ne me souviens plus tout de suite de la triste nouvelle, comme si tu remourais tous les matins.

À lire aussi de Jean-Louis Fournier

Avant, je brûlais ma vie à feu vif. Maintenant, je laisse mijoter, à feux doux. C'est plus long, mais c'est meilleur.
Peut-être qu'à la différence des piles, les sentiments s'usent quand on ne s'en sert pas.
On dit bêtement heureux. C'est pas si bête d'être heureux.
Si vous voulez laisser un bon souvenir, attention à ne pas mourir trop vieux.
Si les enfants ont besoin d'être fiers de leur père, peut-être que les pères, pour se rassurer, ont besoin de l'admiration de leurs enfants.
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Dans la même œuvre

Tu as été ma plus belle qualité, j'espère ne pas avoir été ton plus gros défaut.
Je n'oublie pas le bruit que tu faisais en ouvrant le rideau de la chambre après la sieste. Je l'ai ouvert ce matin, il a fait du bruit mais pas le même qu'avant. Je ne vais plus l'ouvrir je vais rester dans l'ombre.
J'ai été amputé de toi sans anesthésie. On m'a retiré ma moitié, ce que j'avais de mieux. Je m'arrose de ton parfum pour que tu repousses.
Un bon souvenir, c'est comme une bonne bouteille, il ne faut pas le boire seul.
Elle n'aimait pas parler d'elle, encore moins qu'on en dise du bien. Je vais en profiter, maintenant qu'elle est partie.