Les secrets ont leur rhétorique fallacieuse. Un secret n’est pas un mensonge par omission – conception trop facile et rassurante. Il est un négatif photographique, une réalité en creux ayant sa propre existence et qui le jour où elle est mise à jour peut tout dévaster, là où, révélée à temps, elle aurait sans doute blessé, mais de ces blessures dont on guérit. Sa force destructrice réside dans la dissimulation, plus que dans le contenu dissimulé. C’est ce qu’avaient refusé de comprendre mes grands-parents.
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Ma mère disait toujours : « Attendez la nuit pour dire que le jour a été beau. »
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Il n’y a rien qui nous rende plus vulnérables que les enfants, Adam. Tout ce que l’on prend pour des problèmes n’en est pas tant que la chair de notre chair est en sécurité.
Obsessions, impulsions, perversions... Le fameux triptyque de la terminologie de la médecine mentale rassurait les aliénistes de salon en leur donnant l'impression de pouvoir classifier le monde varié et complexe des psychopathes et d'avoir prise sur eux.
Une fois dans la cour, tu t'es senti envahi par un malaise, honteux de ce que tu avais fait. Tu faisais l'expérience de cette banalité qu'on ne se sent pas toujours plus fort de découvrir la faiblesse de l'autre.
Chaque homme est à lui seul une société secrète
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Les premiers liens conduisaient vers des pages Facebook ou LinkedIn. François ne s'était jamais fait à ces réseaux sociaux - pour lui le comble de l'exhibition et de l'impudeur. Il ne comprenait pas comment des gens pouvaient volontairement étaler leurs moindres faits et gestes, qui ne passionnaient personne d'autre qu'eux.
Les gens n'aimaient pas les nuances. Il fallait forcément qu'il y ait les bons d'un côté et les méchants de l'autre. Un monde manichéen et rassurant. Qui vous permettait de dormir tranquille et de ne pas trop vous poser de questions.
Suivant les circonstances, nous sommes tous amenés à mentir à un moment ou un autre de notre existence. Et nous ne mentons pas forcément pour tromper l'autre ou dissimuler des actions honteuses... Chacun peut avoir de bonnes raisons...
Je ne me suis jamais habituée à ces téléphones, je ne me sers pratiquement que du fixe. Je n’aime pas beaucoup l’idée de pouvoir être contactée vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ces nouvelles technologies finissent par nous rendre la vie impossible...
Les hommes sont prévisibles : ils commencent par tout nier en bloc avant de s’effondrer et de vous donner plus de détails que vous n’en demandiez. Sa maîtresse – Dieu que je déteste ce mot ! – était une thésarde qui travaillait dans son département d’histoire médiévale. On ne peut pas imaginer combien de professeurs d’université ont des relations avec de jolies chercheuses.