Un jour, je suis morte. J'ai eu du mal à m'en remettre. Je ne m'en remets pas, en vérité. Si le soleil est la vie, je suis la lune.
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Méfiez-vous des euphoriques, ils ne sont pas heureux.
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Si le soleil est la vie, je suis la lune
L'aventure d'une relation est sans fin. Tant qu'on souhaite la prolonger, elle contient sa propre dynamique, mais quand la curiosité cesse, tous les efforts semblent vains. L'ennui s'installe.
Et puis, quand on est pauvre, on n'a que l'amour ! Même l'iode que l'on respire en se promenant sur une plage, on vous le fait payer !
Vivre avec moi-même n'est pas commode. Pas infaisable puisque je vous parle, mais incommode. Je porte mon lourd cadavre sur le dos, chacun de mes efforts est multiplié par cette charge pesante.
Dans la même œuvre
Un jour, je suis morte. J'ai eu du mal à m'en remettre. Je ne m'en remets pas, en vérité. Si le soleil est la vie, je suis la lune.
Si le soleil est la vie, je suis la lune
Divine catharsis du théâtre. Vous écoulez le trop-plein de vos passions et moi, sur scène, je prends corps. Je suis animée par le puissant transfert collectif.
Vivre avec moi-même n'est pas commode. Pas infaisable puisque je vous parle, mais incommode. Je porte mon lourd cadavre sur le dos, chacun de mes efforts est multiplié par cette charge pesante.
Ma vie continue pourtant. En gris, sans contrastes, d'une manière égale. Rien de saillant, aucun évènement à souligner, à mettre en gras. Autrefois on disait ça de l'écriture, les pleins et les déliés. Je suis déliée. Les pleins, c'est pour les autres. Je ne connais pas les pleins. Les pleins sont devant, je suis derrière, je viens après, en mince filigrane.