Lis beaucoup, lis sans fin; mais cherchant à t'instruire, - A tout auteur sans choix ne vas pas te livrer: - Souvent en vers on ose dire - Des choses que l'on doit moins croire qu'admirer.

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As-tu fais quelque faute, en juge inexorable - Toi-même tu dois te punir: - Ainsi que le malade, il faut que le coupable - Prenne un remède amer, et souffre pour guérir.
Si tu prétends au nom de sage, - Respecte la vieillesse en son infirmité: - L'enfance est son triste apanage, - C'est un tribut qu'on doit à la caducité.
Supporte les discours d'une femme en colère, - Si d'ailleurs par ses soins tu vois tout réussir: - C'est un défaut bien grand de ne pouvoir te taire, - Et de ne vouloir rien souffrir.
Ton esprit trop sensible au malheur qui l'accable - Contre son triste sort veut-il se dépiter? - Songe que la fortune élève le coupable - Afin de le précipiter.
Pense par-dessus tout à conserver ta vie, - C'est là le trésor principal - Si quelque excès t'entraîne en quelque maladie, - N'accuse point le temps quand tu causes ton mal.
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