L'écrivain, cendrier rempli des mégots de la vanité, et qui se prend pour Dieu. Parce qu'il partage avec lui le privilège de ne pas exister.
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Les victimes sont décevantes, parfois les martyrs ne sont pas des héros.
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On ne perd rien à vivre passionnée, à attendre un homme qui vous attend aussi, à échanger avec lui des promesses, des rêves, belle monnaie frappée au coin de ce sentiment décrié par les chevaux de retour des idylles qui ont capoté.
Et qu'est la vie, sinon la viande par-dessus l'os qui nous distingue des défunts ?
L'écrivain est seul et pourtant nombreux comme les habitants d'une mégalopole. Il finit par se dissoudre dans la foule des gens qu'il a inventés.
Pas de simagrées, l'amour n'est pas la vie, une rupture n'est pas l'agonie. C'est tout au plus un tendre rhume, une fluxion, la foulure d'un sentiment dont se passent fort bien ces ethnies à qui chasse et cueillette ne laissent pas un instant de répit.
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Après tout, les promesses non tenues sont les plus belles. Elles permettent à ceux qui les ont entendues de faire un beau rêve qui ne coûtera en définitive rien à personne.