Dans un fauteuil, près des rideaux, un gaillard athlétique en jeans, maillot de corps, biceps, chaussures de basket, lisait un journal de bandes dessinées.
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Les souvenirs, c'est une chanson que l'on se chante quand on n'a plus de voix.
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Nous étions en assez bons termes, lui et moi, peut-être justement parce que nous n'avions rien de commun, et que tout ce qui nous séparait établissait entre nous une sorte de lien, par contraste.
Reconnaissez aussi que toutes les chaînes ne sont pas biologiques, qu'il en est qui sont notre propre oeuvre, et que l'on peut briser.
... quand je serai grand j'écrirai moi aussi les misérables parce que c'est ce qu'on écrit toujours quand on a quelque chose à dire.
J'ai le goût du merveilleux. Ce sont des restes d'enfance. Il n'y a pas de création sans ça.
Dans la même œuvre
Ils étaient frères de race, mais d'une race plus vraie que toutes celles qu'inventent la haine et la petitesse de ceux qui cherchent plus bas que soi, afin de se sentir supérieurs.
Les idées me font parfois penser aux graines trouvées sous les glaciers après des millénaires, qui redeviennent fécondes dès qu'elles sont rendues à l'air libre et à la lumière, et se remettent à vivre, à s'épanouir et à triompher.
Le Temps, qui ne peut souffrir ce qui dure, a contre les livres une dent particulièrement féroce. Il craint par-dessus tout ces porteurs de germes, germes d'éternité où les idées demeurent vivantes et toujours prêtes à jaillir.
Souviens-toi, plus tard, quand tu seras grand, que les monstres les plus redoutables sont invisibles. C'est justement ce qui les rend si dangereux. Il faut apprendre à les flairer.
Il me fallut bien du temps pour comprendre que rien ne vaut à un homme plus de récompenses que l'art de rassurer.