Nous crevons de faiblesse, et cela permet tous les espoirs. La faiblesse a toujours vécu d'imagination. La force n'a jamais rien inventé, parce qu'elle croit se suffire. C'est toujours la faiblesse qui a du génie.
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Il me fallut bien du temps pour comprendre que rien ne vaut à un homme plus de récompenses que l'art de rassurer.
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La seule obligation sacrée que j'attribue à l'art ou à la littérature, c'est la recherche de vraies valeurs, je crois qu'il n'y a rien de plus important pour un écrivain.
Je ne sais pas ce que je vois au juste dans les yeux des bêtes, mais leur regard a une sorte d'interpellation muette, d'incompréhension, de question, qui me rappelle quelque chose et me bouleverse complètement.
Il y a la virilité et il y a l'infection virile, avec ses millénaires de possession, de vanité et de peur de perdre.
Quand on a envie de crever, le chocolat a encore meilleur goût que d'habitude.
Dans la même œuvre
Ils étaient frères de race, mais d'une race plus vraie que toutes celles qu'inventent la haine et la petitesse de ceux qui cherchent plus bas que soi, afin de se sentir supérieurs.
Les idées me font parfois penser aux graines trouvées sous les glaciers après des millénaires, qui redeviennent fécondes dès qu'elles sont rendues à l'air libre et à la lumière, et se remettent à vivre, à s'épanouir et à triompher.
Le Temps, qui ne peut souffrir ce qui dure, a contre les livres une dent particulièrement féroce. Il craint par-dessus tout ces porteurs de germes, germes d'éternité où les idées demeurent vivantes et toujours prêtes à jaillir.
Souviens-toi, plus tard, quand tu seras grand, que les monstres les plus redoutables sont invisibles. C'est justement ce qui les rend si dangereux. Il faut apprendre à les flairer.
Qu'est-ce donc que l'amour sinon une oeuvre d'imagination ?