Les morts n'existent qu'à travers le souvenir des vivants.

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Voyez-vous, les souvenirs inscrits dans l'hippocampe sont comme des barques sur un fleuve. La nuit, ils larguent les amarres et dérivent lentement pour quitter l'hippocampe et rejoindre le cortex cérébral. Ce sont les traces de nos expériences vécues et elles se nichent dans notre mémoire à long terme pour former une tapisserie que nous reconstituons durant l'état de conscience, mais également durant nos rêves.
La souffrance, la peur, la mort, on devine tout dans les yeux de quelqu'un.
La souffrance comme seul horizon laisse parfois entrevoir l'amortissement comme solution...
Elle avait raison…Nous naissons seuls, nous mourrons seuls, mais au moins fallait-il essayer d'échanger un peu de chaleur pendant notre existence.
Quand on aime les gens, il faut leur dire. Après, il est trop tard.
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La souffrance comme seul horizon laisse parfois entrevoir l'amortissement comme solution...
Personne ne l'avait compris, pas même lui. De cette période, il gardait un intense sentiment de « vide » et l'impression d'être allé visiter des zones de sa psyché dont les portes, bien que closes, suintaient un mal-être insupportable. Malgré plusieurs années de psychanalyse, personne n'avait jamais réussi à lui faire ouvrir les vannes de son désespoir, alors on s'était assuré qu'il les visse bien à fond, et pour le restant de ses jours.
Elle avait raison…Nous naissons seuls, nous mourrons seuls, mais au moins fallait-il essayer d'échanger un peu de chaleur pendant notre existence.
Lorsque l'on aime un enfant, on le protège, même de lui-même.
La souffrance comme seul horizon laisse parfois entrevoir la mort comme unique solution…