Les hommes d'ici ne sont pas très causants. Ils ne se confient pas volontiers, sûr, ce sont des êtres de peu de mots, de peu de gestes. Ils marchent à l'économie. Des sentiments aussi, ils sont économes.

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On ne renonce jamais vraiment aux espoirs les plus insensés.
L'océan c'est la turbulence, c'est aussi l'interminable, l'inintelligible, l'inattaquable. Une pureté qui gronde. Une immensité qui gouverne. Un horizon qui se déchaîne.
Elle met de l'ardeur, de la rigueur, de la discipline dans le job qu'on lui a confié. Mais ce n'est pas elle. A la fin, ce n'est pas elle. Et elle est convaincue qu'on ne peut pas durablement vivre une vie qui n'est pas la sienne.
La timidité chez un homme est une faiblesse charmante.
Je ne suis qu'une femme fuyant les souvenirs qui inlassablement la rattrapent.
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Dans la même œuvre

Des nuages noirs formaient des ombres contre les plis de la falaise. A flanc de colline, le phare surplombait les eaux en désordre, froides et lourdes.
Il y a des traits qu'on n'enlève pas aux gens, qu'ils portent sur eux toute leur vie, malgré la vieillesse, malgré la laideur, malgré les épreuves. Cela peut être la douceur. Ou l'enfance. Ou le malheur.
Je n'ai pas d'âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant.
On échappe à rien. Pas plus à son passé qu'à ce qu'on est profondément.
On a le droit de bâtir sa vie sur un pressentiment.