Partir, c'est un arrachement, une manière d'amputation. Rompre, c'est une violence. Dans l'expatriation, on perd nécessairement une part de soi.
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Elle met de l'ardeur, de la rigueur, de la discipline dans le job qu'on lui a confié. Mais ce n'est pas elle. A la fin, ce n'est pas elle. Et elle est convaincue qu'on ne peut pas durablement vivre une vie qui n'est pas la sienne.
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On n'écrit jamais pour les autres, jamais. On n'écrit que pour soi. On prétend dialoguer mais tout n'est que soliloque.
Les lieux sont aussi des liens. Et ils sont notre mémoire.
Il faut arranger nos souvenirs. Sans ça, la vie n'est pas supportable.
Les pires douleurs sont celles que l'on s'inflige.
Dans la même œuvre
Simon vient d'apprendre ce qu'est la précarité, ce que c'est que de tout perdre en un instant.
Ca vous arrive de ne pas savoir où puiser la force de continuer ?
L'océan c'est la turbulence, c'est aussi l'interminable, l'inintelligible, l'inattaquable. Une pureté qui gronde. Une immensité qui gouverne. Un horizon qui se déchaîne.
Personne ne dit : Je vais très mal. Je vais me pendre, sauf à être parfaitement dépressif, ou à vouloir attirer l'attention, ou à être un geignard professionnel. Tout le monde dit qu'il va bien. Tout le monde est élégant.