De toute façon, tous les exils sont illusoires, paraît-il, l'éloignement ne règle rien, et on ne finit jamais très loin du point d'où on était parti.
❧
L'océan c'est la turbulence, c'est aussi l'interminable, l'inintelligible, l'inattaquable. Une pureté qui gronde. Une immensité qui gouverne. Un horizon qui se déchaîne.
◆
À lire aussi de Philippe Besson
Que le temps passe plus vite, quand l'ennui l'étire.
On n'écrit jamais pour les autres, jamais. On n'écrit que pour soi. On prétend dialoguer mais tout n'est que soliloque.
Le chagrin, ça nimbe. Et puis ça éloigne de soi tout soupçon de méchanceté et de médiocrité.
On n'écrit jamais pour les autres, jamais. On n'écrit que pour soi.
Dans la même œuvre
Simon vient d'apprendre ce qu'est la précarité, ce que c'est que de tout perdre en un instant.
Ca vous arrive de ne pas savoir où puiser la force de continuer ?
Personne ne dit : Je vais très mal. Je vais me pendre, sauf à être parfaitement dépressif, ou à vouloir attirer l'attention, ou à être un geignard professionnel. Tout le monde dit qu'il va bien. Tout le monde est élégant.
Elle met de l'ardeur, de la rigueur, de la discipline dans le job qu'on lui a confié. Mais ce n'est pas elle. A la fin, ce n'est pas elle. Et elle est convaincue qu'on ne peut pas durablement vivre une vie qui n'est pas la sienne.