Muraille de Chine: travail de Titan mené par des fourmis pour se précautionner des monstres.
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Les chiens, comme les hommes : rage aux lèvres, trouille au ventre.
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Ah! Le génie chinois! Avoir inventé le principe du non-agir pour justifier de rester toute la journée à se dorer au soleil du Yunnan sur le seuil d'une cabane...
Soyons honnête : qui n'est pas nostalgique, à part les gens qui ne se regardent pas dans leur miroir et ne s'aperçoivent pas que le temps les ravage ? Je suis nostalgique du temps où l'on n'avait pas besoin de se poser la question de la nostalgie.
Si Dieu n'existait pas, le dos du cheval n'épouserait pas si bien la forme de la selle.
Faut-il tuer Dieu mais se soumettre aux législateurs, ou bien vivre libre dans les bois en continuant à craindre les esprits? L'autonomie pratique et matérielle ne semble pas une conquête moins noble que l'autonomie spirituelle et intellectuelle.
Dans la même œuvre
Il m'avait raconté sa vie de photographe animalier et détaillé les techniques de l'affût. C'était un art fragile et raffiné consistant à se camoufler dans la nature pour attendre une bête dont rien ne garantissait la venue. On avait de fortes chances de rentrer bredouille. Cette acceptation de l'incertitude me paraissait très noble - par la même antimoderne.
Les artistes le savent : le sauvage vous regarde sans que vous le perceviez. Il disparaît quand le regard de l’homme l’a saisi.
La Terre avait été un musée sublime. Par malheur, l'homme n'était pas conservateur.
L'affût était une prière. En regardant l'animal, on faisait comme les mystiques: on saluait le souvenir primal. L'art aussi servait à cela: recoller les débris de l'absolu.
Appelons sens du beau la conviction jouissive de se sentir en vie.