Pour comprendre l'histoire, continua-t-il, il faut entrer dans la maison et écouter ce que se racontent les ancêtres. Regarder les livres sur les rayons et les tableaux accrochés aux murs. Sentir les odeurs.
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Les artistes prospèrent sur le marché mondial mais où cela mène-t-il s'ils ne disent rien ?
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Toutes les familles connaissent ça : chacun appuie là où il sait faire mal, comme un docteur un peu sadique.
En Inde, le roman est une forme relativement récente. Jusqu'à il y a peu, la poésie épique avait le monopole. Toutes sortes de genres littéraires demeurent possibles pour raconter des histoires. En tant que romancière, j'ai été fortement influencée par une forme de danse, très courante, avec laquelle j'ai grandi et qui permettait de raconter des histoires.
D'un point de vue purement pratique, il serait sans doute exact de dire que tout commença avec l'arrivée de Sophie Mol à Ayemenem. On dit que les choses peuvent changer en l'espace d'une journée - c'est peut-être vrai. Qu'il suffit de quelques heures pour faire basculer toute une vie. Et que, quand pareille chose se produit, ces quelques heures, à l'instar des restes d'une maison incendiée - l'horloge calcinée, les photos racornies, le mobilier carbonisé -, il convient de les exhumer des ruines. Pour les conserver les préserver. Les faire revivre.
Elle laissait la blessure traverser ses branches comme une brise, et de la musique de ses feuilles bruissantes elle tirait un baume pour apaiser la douleur.
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La vraie résistance ne consiste pas seulement à manifester symboliquement le week-end, elle consiste à changer efficacement les données du monde.