Le propre de la connerie est de ne pas se voir, de ne pas se savoir. Véritable drame dont on n'épuisera jamais le fond d'amertume.
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Le rire, un excellent cache-misère.
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À lire aussi de Georges Picard
La politique est l'art de faire prendre aux citoyens des vessies pour des lanternes.
La pensée tient moins à la nature des idées qu'à la façon singulière dont chacun les appréhende, les porte et les exprime.
Il y a deux façons de disqualifier quelqu'un : le traiter d'imbécile ou d'intellectuel.
Les moyens et la fin se conditionnent mutuellement dans l'écriture : style, vision du monde et tempérament sont les aperçus d'une même réalité, celle qui fait l'oeuvre et l'écrivain.
Dans la même œuvre
Parler, ne pas parler : quand on hésite, mieux vaut encore se taire.
Rousseau disait : l'homme naît bon ; je dis : l'homme naît con.
Le propre de la connerie est de ne pas se voir, de ne pas se savoir. Véritable drame dont on n'épuisera jamais le fond d'amertume.
Rien de con comme cette maxime de père de famille : « Crois en ce que tu fais ». Le début ou la fin ? de la philosophie serait plutôt de ne pas trop y croire, tout en faisant avec professionnalisme, humour et, si possible, aussi bien que n'importe qui.
Rien de plus délicat que le dosage, le tamisage, l'affinage, le polissage et le pesage des mots. J'ai parfois l'impression qu'un livre sur deux est trop court et un livre sur deux trop long.