Le présent, ça se construit à partir d'une accumulation de choses passées.

À lire aussi de Haruki Murakami

Le noyau de mon moi, c'est l'amour.
J'ai toujours eu soif d'affection. J'aurais voulu au moins une fois dans ma vie recevoir l'amour à satiété. Au point d'en être écoeurée et d'en refuser davantage.
Chaque fois que je saisis un volume et l'ouvre, il s'échappe d'entre les pages un parfum du temps passé. Les connaissances profondes, les émotions intenses qui reposent derrière ces couvertures ont une odeur particulière.
Il y a des rêves symboliques, puis il y a la réalité que ces rêves symbolisent. Ou bien il y a une réalité symbolique, puis les rêves que cette réalité symbolise. Le symbole est ce que l'on pourrait appeler le maire honoraire de l'univers du lombric.
C'est drôle, franchement, hein, la mémoire? C'est quelque chose de bizarre. C'est comme si tu entassais dans un tiroir un tas de trucs inutiles. Alors que les choses importantes, tu les oublies au fur et à mesure.
Toutes les citations de Haruki Murakami →

Dans la même œuvre

Mais quand on aime quelqu'un du fond du coeur, et même si c'est un horrible personnage, et même si de son côté il ne t'aime pas, au moins la vie n'est pas un enfer. Même si elle n'est pourtant pas gaie.
Si vous faites cela il n'est pas impossible que le paysage vous semble un peu différent de celui de tous les jours. Mais il ne faut pas se laisser abuser par les apparences. La réalité n'est toujours qu'une.
Et puis ce que l'on appelle un viol ne cible pas uniquement le corps. Les violences ne prennent pas toujours une forme visible. Les plaies ne font pas toujours couler du sang.
Ces deux mots, Little People, renfermaient un écho funeste. Très faible, comme le tonnerre qui gronderait au loin, mais qu'Aomamé percevait.
Du moment que je peux aimer quelqu'un du fond du coeur, et même s'il n'existe pour moi que lui et lui seul, l'aimer m'aide à vivre. Même si je ne peux pas être avec lui.